Tresses et Traditions au Niger

Au-delà de la beauté artistique et visuelle, la tresse symbolise une forme d’expression pour les femmes. Elle fait partie des parures importantes de la femme africaine ; chaque modèle pratiqué traduisait l’état d’âme de la porteuse. Au Niger, les coiffures traditionnelles exprimaient l’appartenance d’un individu à un groupe ethnique. Et est signe distinctif d’une ethnie ou la traduction d’un évènement dans la société : coiffure de jeune mariée, coiffure de veuve, coiffure de fête.

Lors des grands évènements culturels, notamment les festivals, les participants sont curieux de découvrir certains traits culturels de notre pays, notamment les merveilleuses tresses nigériennes.

La coiffure est un élément culturel important dans les critères de beauté dans une société. Les anciens détenaient le code secret pour distinguer les différentes catégories de femmes dans la société.

Les coiffures traditionnelles se faisaient avec les cheveux naturels, sans rajouts et étaient ornées d’or, d’argent, de cauris ou de perles. L’art de la coiffure était transmis de mère en fille et les tresses étaient un moyen de sublimer la chevelure.

Des coiffures pour se distinguer en toute en élégance

Il y a très longtemps de cela, la tresse était un moyen d’expression culturelle ; en effet, pendant des époques lointaines, les tresses représentent l’identité traditionnelle des populations qui la pratiquaient. Chez les Djerma sonrhaï, on reconnaît la parturiente par la coiffure qu’elle porte. Cette coiffure qui s’appelle “manga” est typiquement sonrhaï.

Tout comme le “zoumboutou” qui est composé de plusieurs sillons de chaque côté et se rassemblent sur la nuque. Les mèches sont ornées de colliers, une grosse crête rouge trône au milieu. Un mélange de fils rouges, de colliers, tiré vers les oreilles. Le “zoumboutou” est réservé aux femmes mariées. La cohabitation pacifique s’est réalisée dans le respect des identités culturelles. Depuis ces temps lointains, seule la beauté artistique inspire l’émulation entre les femmes dans la conception et la confection de leurs coiffures.

Les tresses des nomades, notamment des touarègues, des peuhles, sont généralement couvertes de parures dorées, argentées et parsemées de colliers, de fines perles. Pendant la période de viduité, une veuve n’a pas le droit de se faire belle. Sa coiffure ne dépasse pas deux sillons. On remarque cette simplification de la coiffure de la veuve dans toutes les ethnies de notre pays. Chez les Kanuris, on trouve les belles ‘’kilayakou‘’ en référence aux tresses traditionnelles de la région de Diffa. Pour dire que dans les traditions, les tresses des femmes sont aussi vieilles que les terres qui nous portent.

Une longue histoire chez la femme nigérienne.

Le langage ésotérique fait la différence entre telle coiffure et tel modèle. Dans notre tradition, la femme ne se tresse pas au hasard. Toute coiffure féminine a un sens bien déterminé selon l’âge de celle qui la porte. Cependant, le modèle varie d’une ethnie à une autre. Les tresses longues sont le trait caractéristique de la femme peulh qui ne laisse jamais ces cheveux hirsutes. A tous moments, elle est tressée, de la tendre enfance au mariage.

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